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Première eau florale, la rose de Damas.

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Les rosiers anciens « Kazanlick »plantés l’année dernière par Martine ont fait leur toute première floraison. En ce mois de juin, les roses de Damas s’épanouissent parmis les lys et l’Achillée millefeuilles. Une première eau florale (extraction à la vapeur d’eau) est fabriquée en ce moment aux Epilobes. Dommage que wordpress n’ait pas mis l’option « senteurs » sur ses pages !

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Le souffle de l’avalanche

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Le souffle de l’avalanche: Oui c’est bien le paysage qu’offre une avalanche à effet de souffle après son passage, lorsque la neige disparait. Elle est encore présente sous cet amas de branches pulvérisées par la force dantesque d’une masse de neige dévalant la montagne à très grande vitesse (avalanche aérosol). Le spectacle a du être effroyable, surtout pour les arbres ! Une belle démonstration de la force de la nature, ici, à la cascade de la Pisse à une heure de marche des Epilobes.

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Neige et sève de bouleaux

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Neige et sève de bouleaux. L’hiver a tourné soudainement la page, après la tempête du début de semaine la nature généreuse se réveille. Premier prélèvement de sève de bouleau par Martine dans le respect et en accord avec l’arbre.

Pour une cure detox de printemps un verre tous les matins pendant 10 jours.  Trois bouteilles devrait suffirent, en vente aux Epilobes: 12 euros les 75cl de sève fraîche.

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Les conquérants de l’inutile

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« Les conquérants de l’inutile », c’est ainsi que Lionel Terray avait titré un de ces livres lorsque l’alpinisme était encore une histoire de pionniers, mais savez vous  que Jacques Boell, grand alpiniste et découvreur de voies du début du vingtième siècle est venu grimper à Valjouffrey.

Dans son livre « Cimes d’Oisans » paru en 1946, il relate l’ascension de l’aiguille des Marmes depuis le Désert avec son frère dans des conditions hivernales en mars 1929…il y a 88 ans! Un récit épique et plein de suspens. Quelques extraits ci dessous.

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Retrait glaciaire

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En l’espace d’une génération on aura vu les glaciers du massif des Ecrins fondre à vue d’oeïl.  La canicule de 2003 et toutes ces années passées considérées comme les plus chaudes de tous les temps ont mis à mal les  petits glaciers du Valjouffrey. Mais ce retrait glaciaire ne date pas d’hier.  Sur l’image ci dessus on voit qu’il y a 30 000 ans, le glacier de la Bonne coulait jusqu’à la Mure. Une bonne trentaine de kilomètres  en longueur, sans doute plus de 300 mètres d’épaisseurs comme en attestent encore les traces du poli glaciaire sur les rochers de la Colombière dominant le hameau du Désert.

Le glacier de la Bonne devait être alimenté par de multiples glaciers affluents qui descendaient des vallons (non figurés sur l’image). Les glaciers fossiles du Valjouffrey,  les Souffles, le Grand Vallon, le Petit Vallon abondaient au flux principal  du glacier de la Bonne qui  prenait donc naissance  au pied de l’Olan. Il reste aujourd’hui, au pied de la face nord Ouest de cette montagne mythique un glacier rocheux, le glacier de la Maye. Tous ces glaciers  auront-ils disparu avant la fin de ce siècle ? C’est fort probable.

On imagine aisément nos petits enfants aller pêcher la truite dans les lacs qui ne manqueront pas de ce former après la disparition de ces dernières langues de glace.

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Le glacier de la Maye au pied de la face NO du pic d’Olan (3564m) et le refuge de Font Turbat.

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Le pic d’Olan à la source du glacier de la Bonne qui a creusé la vallée que l’on connait aujourd’hui.

 

La métaphore du glacier

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Jöel Candau dans Anthropologie de la mémoire (2005-14) rappelle cette métaphore issue d’un ouvrage de Gerald Edelman et Giulio Tononi: « Comment la matière devient conscience ».  Les auteurs y réfutent toute conception statique de la mémoire ce qui les conduit à proposer cette thèse d’une masse en mouvement qui comme celle d’un glacier pourrait expliquer le fonctionnement de notre mémoire.

“La mémoire s’apparente plus au brassage et et au refroidissement qui ont lieu dans un glacier qu’à une inscription sur un rocher (op.cit:115) . Quand le glacier se réchauffe, de l’eau s’écoule et forme des rigoles qui descendent vers un torrent alimentant une mare au fond de la vallée. La formation de cette mare tient lieu de sortie du système glaciaire. C’est une performance qui se répète lorsque les conditions climatiques sont favorables. Puis un refroidissement survient, suivi d’un nouveau réchauffement. Après s’être figée, la rigole va de nouveau alimenter le torrent et la mare et, sans doute, d’autres rigoles seront créées qui pourront fusionner avec la première. Dans cette analogie, on retrouve toutes les caractéristiques des mécanismes mémoriels selon Edelman et Tononi…Une mémoire de ce type a des propriétés qui permettent à la perception d’altérer le souvenir et au souvenir d’altérer la perception. Elle n’a pas de limite de capacité puisqu’elle engendre des informations par construction. elle est robuste, dynamique, associative et adaptative. Si notre conception de la mémoire est correcte, dans les organismes supérieurs, chaque acte perceptif est jusqu’à un certain point, un acte de création, et chaque acte de mémoire est jusqu’à une certain point un acte d’imagination. Dès lors la mémoire biologique est créative et non réplicative.”

Gageons que la mémoire de l’humanité ne soit pas trop courte, et que les glaciers serviront toujours de métaphore aux chercheurs poètes.

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Le glacier du Grand Vallon vu depuis la terrasse des Epilobes.