Nature

Oh ! Bouleaux

Flore, Herbaliste Laisser un commentaire

Le Bouleau (Betula alba) famille des Bétulacées Omniprésent en amont du village, l’automne le met en valeur et nous offre de somptueux panoramas sur fond de montagnes encapuchonnées de leur premier manteau blanc.

« Arbre néphrétique d’Europe » XVIIIème siècle, le bouleau avait dans le peuple la réputation de chasser la pierre des reins. Providence des peuples du nord de l’Europe pendant des millénaires, on a parlé d’une « civilisation du bouleau », il dispensait par son bois le gîte et le feu, par son écorce une foule d’ustensiles et par sa sève une boisson fermentée et un remède quasi universel.

● La bétuline, résine qui donne la blancheur de l’écorce et un hétéroside, le bétuloside, sont à l’origine des remarquables propriétés diurétiques et dépuratives de cet arbre.

L’essentiel

Faune, Littérature Laisser un commentaire

Aujourd’hui j’ai rencontré un criquet, il ne s’appelait pas Gimini mais il m’a chuchoté à l’oreille d’aller voir près des sources où il y avait là une perle de nature… et puis je suis rentré et j’ai lu un entretien avec Edgard Morin paru dans la presse en ligne, et je me suis dit que, aujourd’hui, j’avais peut être, encore une fois, touché à l’essentiel : « à force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, de faire de l’urgence l’essentiel, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel… » Merci Monsieur Morin.

Ambiance tilleul et eaux florales

Flore, Herbaliste Laisser un commentaire

Avec au moins trois semaines de retard, le tilleul est en enfin en fleur et prêt à être ramassé, séché, transformé. C’est la saison des eaux florales, les fragrances de rose embaume, celles du tilleul apaisent, la chatte en fait la dure expériences.

Et pendant ce temps là, les éterlous (jeunes chamois de l’année dernière) chassés de la troupe des mères se complaisent dans les combes verdoyantes, assez bas, près du village. Souhaitons leurs de vite trouver des âmes sœurs car, là où je les ai photographiés, le premier chasseur de l’automne venu n’en ferait qu’une bouchée, à moins qu’ils aient la bonne idée de passer sur l’autre versant de la vallée, dans le cœur du Parc National des Écrins où ils seront protégés.

Gratin de Chénopodes Bon-Henri à la béchamel

Cuisine, Flore Laisser un commentaire

Un gros pied de Chénopode Bon-Henri trônait au milieu du jardin jusqu’à ce matin. Je lui ai fait un sort de gratin. Collecter les feuilles uniquement, les rincer abondamment dans plusieurs eaux dont une eau légèrement vinaigrée pour enlever l’amertume de cet épinard sauvage. Quelques feuilles d’oseille et quelques pointes d’orties fraîches.

Je fais réduire le tout à l’étuvée avec un peu de gros sel, de l’origan, et de la sauge sclarée séchés (cueillette 2012). Dans une poêle je fais revenir un l’oignon en lamelle et 1/2 fenouil qui restait dans le réfrigérateur. Cuisson sans huile sur un fond d’eau épicé au cumin et au curry. J’y mélange la verdure réduite, j’ajoute racine de gingembre râpée, curcuma sel poivre, j’ajoute la béchamel agrémentée de noix de muscade râpée, le tout dans un plat à gratin, je saupoudre de la panure (miettes de pain pilées) et de la poudre d’orties séchée sur le dessus, un filet d’huile d’olive et au four 20 minutes.

Bonne saveur, légère amertume atténuée par la béchamel, gratiné à souhait par la chapelure, c’était délicieux et inattendu.

Y aura t-il de la neige à Noël ?

Saisons Laisser un commentaire

C’est bien parti pour, il neige sans interruption depuis deux jours, la couche au sol atteint 60 cm, tout est festonné d’ouate blanche. Il fait froid, et c’est une neige poudreuse à souhait qui a noyé le village en ce début décembre. Pour venir aux Épilobes il vous faudra marcher dans une tranchée de neige….À bientôt.

Actualisé Le 12/12/12 très beau /température au lever du jour -10°c 80 cm de neige au sol.

Les Menthes / Mentha arvensis

Cuisine, Flore, Herbaliste Laisser un commentaire

Les menthes n’ont reçu que très tardivement leur individualité botanique, mais leur parfum les a désigné très tôt à l’attention des hommes. Les Égyptiens en cultivaient déjà au XIIème siècle. La Menthe poivrée (Mentha piperata) et la Menthe verte (Mentha spicata) sont au nombre des médicinales les plus employées actuellement. Les Menthes cultivées sont plus riches en essence que les Menthes sauvages ; on utilisera de préférence la Menthe poivrée ou la Menthe verte.

Pour les Grecs, la Menthe capiteuse était symbole de jouvence, comme le myrte, aussi longtemps qu’on songe à cueillir un rameau en passant près d’elle, on est un vivant digne de ce nom. Mais l’indifférence à la Menthe est signe d’impuissance et de mort.

La menthe agit fortement sur tout le système énergétique de l’organisme. Elle stimule les énergies de l’estomac, du cœur, des nerfs.

Recette du Sirop de menthe : Faire macérer 500 gr de plantes fraîche entière dans un litre d’eau chaude pendant 12 heures. Filtrer, ajouter 500 gr sucre en poudre et faite chauffer jusqu’à obtenir un sirop. Remplir à chaud une bouteille à capsule de porcelaine, le sirop se conserve très bien tout l’hiver à la cave.

Pour une cure de jouvence, venez donc déguster le sirop de menthe des Épilobes…A bientôt.

Crue torrentielle

Nature Laisser un commentaire

Dans nos montagnes, la nature est sauvage et parfois destructrice. Pour preuve ce film du torrent de la Vaurze qui coule en face des Epilobes. En septembre 2006, lors d’un violent orage, il se met en furie, charriant des boues noires de schistes ardoisiers, et des blocs de pierre, emportant une passerelle.

Ce jour là, il déborde en aval du village et inonde une forêt de bouleau et de frênes. Arrachant l’écorce des arbres, ceux ci ont séchés sur pied. On voit aujourd’hui ces arbres secs au milieu des galets charriés jusque là. https://vimeo.com/48097679

Ces images ont été tournées depuis le balcon des Épilobes juste en face de la maison.

Belles et odorantes

Flore Laisser un commentaire

Les prairies de l’été se parent parfois de créatures envoutantes. La Nigritelle noire, dégage une forte odeur de vanille d’où son surnom : Orchis vanillée. Cette orchidée sauvage est menacée d’extinction, nous l’avons pourtant vue en quantité dans des alpages à vache. Elle aura sans doute eu le temps de charmer abeilles et bourdons par ses fragrances, avant de disparaître sous la langue rappeuse des bovidés.

L’Aster des Alpes, elle, joue la séduction par ses couleurs chatoyantes. Voisine de l’Orchis elle n’en a pas l’odeur mais la surpasse par sa grâce…Et comme l’odeur ne s’écrit pas, l’esthétique de l’aster aura la primeur des photos ci dessous.